MONDE ELEMENTAL
L'ESPACE POUR CHATTER

 
 

 

LA REINCARNATION

Régression dans les vies passées

La réincarnation se fonde sur le principe que l’esprit est immortel, et qu’il se
réincarne de vie en vie dans des corps nouveaux pour accomplir un travail spirituel qui chemine vers l’ultime perfection. L’idée est qu’au cours de ces incarnations on accumule des traumatismes qui s’engramment dans l’inconscient et qui peuvent se réveiller dans une vie suivante pour nous faire souffrir sans que l’on en comprenne toujours la cause. D’où l’intérêt de régresser dans les vies passées. Car on peut retrouver sous hypnose celui que l’on a été, dans un passé proche ou lointain, faire connaissance avec une autre partie de soi et trouver le moyen de lever les blocages du présent. Cet exposé va donc se décliner en deux parties :

Premièrement, un bref récit sur l’histoire de la réincarnation car il fonde la pertinence du sujet de notre deuxième partie ;

Et deuxièmement, une présentation du travail sur les vies passées. Histoire de la réincarnation

Les premières traces…

L’histoire de la palingénésie (du grec palin : de nouveau et génésis : naissance) pourrait remonter il y a plus de 500 000 ans au paléolithique. Lors de fouilles on a exhumé des ossements humains brisés en morceaux. Après maintes recherches on a finit par faire le rapprochement avec les coutumes des aborigènes d’Australie et des Esquimaux. Ces derniers croient en la réincarnation et concassent les os des défunts afin que leur âme désireuse de se réincarner se cherche un nouveau corps.
Toutefois, les premières traditions écrites sur ce sujet nous sont léguées par l’Egypte ancienne et son «Livre des morts » ainsi que par l’Inde et sa « Bhagavad Gita ».

Les anciens grecs…

Chez les anciens grecs, Socrate, Platon et Pythagore ont intégré la réincarnation dans leurs enseignements. Même si Pythagore parlait plutôt de métempsycose. Autrement dit que les âmes peuvent se réincarner dans une forme inférieure (animal, végétale ou minérale) si elles ont mal agit durant la précédente incarnation. L’élévation reste toutefois possible et ce quelque soit le niveau de l’involution actuelle. Ce qui implique que même au fond de l’abîme il y a toujours une corde pour remonter.

Dans les religions monothéistes…

Les 3 grandes religions monothéistes traditionnelles préfèrent la notion de résurrection de la chair à celle de réincarnation. Pour l’Islam, le Judaïsme comme le Christianisme le corps est appelé un jour à ressusciter au même titre que l’âme. Et cette interprétation semble exclure l’idée que le corps n’est qu’un « vêtement » que l’âme peut changer vie après vie. Même si certains exégètes semblent dire qu’il y aurait des allusions codées dans ces grands textes sacrés qui illustreraient la théorie réincarnationniste. Mais il s’agit là d’un autre débat. C’est donc dans des traditions plus ésotériques que la palingénésie apparaît de façon plus manifeste.

Dans le Zohar de la Kabbale juive, il est dit que les âmes doivent retrouver la substance absolue dont elles sont issues en y travaillant autant de vies que nécessaires.

Dans la mouvance chrétienne ce sont avant tout les Gnostiques qui s’expriment ouvertement sur la réincarnation. Dans leur cas la réincarnation est négative car elle ne concerne que les âmes les moins évoluées qui n’ont pas su se libérer par la gnose, c.a.d la connaissance.

Quand au grand poète soufi Rumi, il écrit dans d’admirables versets comment l’esprit chemine, vie après vie, de l’état minéral jusqu’à celui d’homme qui seul peut permettre d’atteindre l’éveil.

L’Hindouisme et le Bouddhisme…

Pour les hindous la réincarnation est une croyance fondamentale. Le corps matériel est le moyen d’obtenir par une vie vertueuse l’accès à l’illumination ou, si ce n’est pas le cas, de s’incarner à nouveau pour expier ses fautes passées.
Quand aux moines tibétains ils méditent afin d’envoyer leur esprit dans les bardos ou états intermédiaires – ce que nous appelons la mort – afin de trouver la Claire Lumière synonyme d’éveil et éviter ainsi la souffrance d’une nouvelle incarnation.

La renaissance (16° siècle)…

Pendant la renaissance, le philosophe italien Giordano Bruno finit sur le bûcher de l’inquisition pour s’être notamment montré favorable à la thèse réincarnationiste. Il faut noter que suite aux persécutions de l’église les enseignements sur la palingénésie ne vont survivre en Europe que dans certaines sociétés volontairement maintenues dans le secret comme les Francs-Maçons ou les Rosicruciens.

Les transcendantalistes (milieu et fin 19° siècle)…

Ensuite ce n’est vraiment que vers le milieu du 19° avec le courant transcendantaliste que la réincarnation va revenir sur le devant de la scène. Ses adeptes américains, Emerson, Whitman ou Thoreau étaient très influencés par l’hindouisme.

En Russie, Léon Tolstoï écrit : « notre vie présente n’est qu’une parmi des milliers où nous venons séjourner après avoir quitté une autre vie (…) et il en sera ainsi à jamais jusqu’à ce que nous atteignions la Lumière, la véritable vie divine ».

Quant à la Théosophie, fondée par Helena Blavatsky en 1875, ou le mouvement spirite d’Allan Kardec, ils vont continuer à populariser l’idée des vies successives en proposant une synthèse originale des traditions orientales mais adaptées à l’esprit occidental.

L’ère moderne…

Chez nos contemporains, des hommes influents de l’industrie et de la science vont s’intéresser à la réincarnation. Henry Ford, Thomas Huxley ou encore Jung, qui utilisait le principe d’un esprit éternel qui vit de nombreuses naissances pour comprendre les mécanismes cachées nés dans l’inconscient.

Dans les années 60 un psychiatre américain, Ian Stevenson, va produire une étonnante étude sur des cas qui suggèrent la réincarnation. Même si aucun d’eux ne produit de preuve irréfutable du processus, l’étude va quand même avoir un grand retentissement tant dans son pays qu’au-delà des frontières.

Enfin, il existe tout un lot de chercheurs que l’on regroupe à tort ou à raison dans le courant New Age. Le New Age est un grand courant spirituel occidental né au milieu du 20° siècle. L’objectif idéologique et politique de ce courant est de se transformer soi afin de transformer le monde. On accorde à ce mouvement d’avoir réactualisé d’anciennes pratiques de développement personnel, comme l’astrologie ou la numérologie, et d’en avoir initié des nouvelles comme la sophrologie, la gestalt ou encore les régressions dans les vies antérieures.

Quelques praticiens sont auréolés d’une aura de célébrité comme le neuropsychiatre Alfonso Caycedo, fondateur de la Sophrologie, ou plus mystérieuse comme le grand médium américain Edgar Cayce. Bien qu’Edgar Cayce soit mort au moment de l’émergence du New Age, il a eu une influence considérable sur un certain nombre des idées de ce courant.

Pour mémoire on peut citer également les travaux des parapsychologues Raymond Moody, Kenneth Ring ou Melvin Morse sur les Expériences de Mort Imminentes ou NDE. Il s’agit d’un vécu typique de personnes en état de mort clinique qui vivent un sentiment de « décorporation » qui développe des capacités parapsychologiques durant leur expérience et parfois après.

Les régressions dans les vies passées

Toutes ces informations nous amènent tout naturellement vers l’objectif de cette conférence, à savoir vous informer sur la pratique des régressions dans la vie présente (comme le retour à la vie fœtale) et celles dans les vies antérieures.

La régression est une technique qui est née dans les années 50 et basée sur les travaux des psychanalystes et des psychothérapeutes. Pour schématiser, elle consiste à chercher dans nos mémoires passées les causes d’un dérèglement de la personnalité ou du corps pour s’en défaire dans le présent.

Il existe plusieurs techniques de régression comme

La gestalt : il s’agit d’une plongée intérieure vers certains positionnements pris par l’inconscient.

Le rebirth : qui travaille par hyperventilation, un travail sur le souffle, sur les émotions profondes enfouies dans le psychisme.

La psychanalyse : qui cherche à débloquer les impasses émotionnelles.

L’analyse transactionnelle : qui travaille sur l’état du « moi enfant » dans ses aspects les plus archaïques, afin de mettre le doigt sur des blocages refoulés derrière des attitudes enfantines.

Et enfin les régressions dans les vies passées qui vont chercher dans nos vies antérieures les causes de blocages dans nos vies présentes.

En l’occurrence nous souhaitons insister tout particulièrement sur les régressions dans les vies antérieures. Sans prétendre vouloir citer tous les praticiens adeptes du travail sur les vies passées, voici ceux qui ont posés les grands jalons de cette thérapie.

Un précurseur : le colonel de Rochas…

La première approche scientifique sur la régression hypnotique dans les vies passées est l’œuvre du colonel Albert de Rochas d’Aiglun (1837-1914). L’officier supérieur et administrateur de l’école polytechnique a expérimenté nombre de régressions sur des volontaires. Sa méthode consiste à endormir de plus en plus profondément ses patients jusqu’à parvenir à la mise en veille du conscient pour libérer l’inconscient. C’est peu ou prou le protocole adopté par tous les hypnothérapeutes qui vont entreprendre cette pratique thérapeutique.

La méthode du psychiatre Denys kelsey…

Dans les années 50, le psychiatre américain Denys Kelsey met en place les prémisses d’une méthode qui est proche de celle de la psychanalyse. Selon le docteur Kelsey, la maladie est la conséquence d’un choc traumatique héritée d’une blessure de l’enfance ou d’un choc contracté dans une vie passée. Kelsey initie l’idée révolutionnaire que l’on peut soigner une incarnation antérieure.

Patrick Drouot…

Tandis qu’en France, le physicien français Patrick Drouot propose une synthèse de la tradition spirituelle orientale et de l’approche scientifique occidentale.
Après plus de 3000 régressions, Drouot a exploré tous les stades de retour dans les vies passées : la période prénatale et son impact sur la vie présente, le moment de la mort qui, à l’instar des moines tibétains, peut être vécu comme un état intermédiaire et un passage vers une autre réalité, et les vies antérieures dont l’exploration lève le voile sur le plus grand mystère de notre vie : nous-mêmes.

Prendre contact avec l’inconscient…

En fait, tous ces chercheurs expriment l’idée que les souvenirs de nos blocages sont conservés dans l’inconscient. Et le moyen le plus simple de parvenir à cette banque de données est l’hypnose car elle interrompt le processus aliénant du conscient. Une fois placé en hypnose profonde, le patient est prêt à remonter à l’origine des symptômes qui le pénalisent dans le présent, pour parvenir à s’en défaire et s’ouvrir à la liberté retrouvée

La technique des régressions dans les vies passées peut se décliner en 3 phases : la régression, l’expression de nos émotions refoulées et la connaissance de soi.

a) La régression est d’abord une action thérapeutique.
Le principe n’est pas toujours de guérir ou de soulager ni même de soigner quelques maladies que ce soit. L’objectif est avant tout de soigner et de favoriser son développement personnel.

Dans ce cas que peut apporter une régression ?

Elle peut permettre de comprendre qui nous sommes et pour quelles raisons nous sommes ainsi. Ce qui implique que la régression nous ramène à la responsabilité de nos actes et à celles de nos choix de vie. Vivre ou revivre son passé (ou, pour celui qui croit aux vies antérieures, revivre ses existences et ses morts successives) permet aussi d'en savoir davantage sur le sens de l’existence.
Nous ne connaissons de nous qu’une petite partie et nous n’avons accès qu’à la surface de notre être. Aussi nous avons besoin de retourner aux sources primitives de notre présent afin de trouver hier ce qui fonde notre aujourd’hui.

b) Exprimer les émotions refoulées

Une fois acceptée l’idée de revivre son passé et s’y être connecté il s’agit d’exprimer et de faire sortir les émotions liées à ces événements. La régression a pour but de ramener dans le champ de conscience les données qui sont à l’origine du symptôme actuel (douleur, maladie, mal-être,…). Il s’agit donc de raconter tous les sentiments qui encombrent et bloquent la libre circulation du bien être. Parfois les mots sont absents de cette expression comme dans le cas d’une régression fœtale ou dans la prime enfance, car les événements traumatisants sont traduits avec le langage dont disposait l’enfant à cette époque : prostration, cris, balbutiements ou encore très longs silences,…Et c’est cette expression qui libère et brise les verrous d’un schéma répétitif.

c) le retour à la réalité de soi-même

Enfin c’est le retour dans le temps présent qui doit conclure le voyage par une illumination. La compréhension, sauf obstacle particulier, doit atteindre la disparition progressive mais totale des symptômes après une période qui dépend de la sensibilité de chacun. Et, on accède enfin à la compréhension de ses peurs, de ses souffrances, de ses colères, et puisque plus aucune menace ne semble peser, le patient se reconnecte avec lui-même et se retrouve. Le vieil homme a laissé la place à l’homme nouveau capable d’utiliser toute l’énergie qui jusqu’alors servait à masquer la réalité. Et c’est une grande bouffée d’oxygène qui transforme notre
quotidien et nous fait aller de l’avant

Mis en ligne le 15/02/2014, son contenu, est la propriété intellectuelle d’Elendë Nolofiñwé | Copyright©Elendë.2014