Entre gammes et planètes : Un voyage symbolique au pays des notes !

J’ai retrouvé un vieil exemplaire du livre Noos, de Jean Hoyoux, comme il n’est plus édité, j’en ai reproduit quelques passages et dialogues :

La clé de Sol, celle d’Hermès, celle qui ouvre la porte. Celle des jours et de la semaine, du déroulement du temps. Les sept jours correspondent aux sept tons. A chaque jour de la semaine est attribué une planète visible du système solaire.

– Lundi : la Lune. LA
– Mardi : Mars. RE
– Mercredi : Mercure. SOL
– Jeudi : Jupiter. DO
– Vendredi : Vénus. FA
– Samedi : Saturne. SI
– Dimanche : Soleil. MI

(les égyptiens avaient fait correspondre les planètes et les notes de musique)
La Lune règne sur le premier jour de la semaine, elle est notre point de départ ; pour cela lui est attribué la note LA, car le LA est la base, la fréquence de référence. Aujourd’hui 440 hertz. Cette fréquence signe le lundi, la lune, la terre et tout ce qui est en ressemblance. Si tu multiplies les 440 par deux tiers, tu obtiens 293.33… C’est le RE et c’est mardi jour de Mars. Si tu multiplies le nombre de RE par deux tiers, tu obtiendras 195.55… C’est le SOL, le mercredi, jour de Mercure, d’Hermès. Si tu multiplies encore ce nombre par deux tiers, tu obtiens 130.37… C’est le DO, Jupiter, le jeudi. Multiplie le nombre encore par deux tiers, tu obtiens 86.91… Le FA, Vénus, le Vendredi. Ce qui deviendra le SI, Saturne, le samedi avec les deux tiers encore. Enfin le MI, le Soleil et le dimanche. »
Soit : LA RE SOL DO FA SI MI. Une progression en quarte.
» Cela va de quarte en quarte, respectant ainsi la loi du sept, le trois et le quatre. En fait la logique des jours de la semaine a été construite sur les fréquences musicales. En fait le principe se trouve encore ailleurs, dans la logique des mouvements céleste. Et cette logique elle-même ne l’est qu’en fonction des nombres fondamentaux. »
Cf la fameuse suite de Fibonacci et l’analyse des périodes des orbites des différentes planètes.

« A un certain niveau, il ne faut plus appréhender les choses par la lorgnette de la causalité mais par une vision plus ample.
La réponse est dans le temps, dans Saturne, Chronos, le SI.
Le temps n’épargne pas ce qui se fait sans lui. Toute chose réalisée rapidement ne pourra que disparaître rapidement. C’est pour cela que notre époque voit tout changer tout le temps. C’est pour cela que notre époque voit tout changer tout le temps. On veut tout, tout de suite, et souvent pour soi tout seul et pour toujours. Laisse-moi rire. Ce que l’on obtient tout de suite passe tout de suite. Le temps est la force du sage. Le sage, qui est-ce sinon celui qui respecte le temps. Tu trouves cela dans la loi musicale.

Prends la gamme de SI. Elle possède cinq tons dièzes : DO-RE-FA-SOL-LA. Elle ne conserve que le MI.(Chronos dévore tout ses enfants sauf Jupiter)
Or, nous l’avons vu, le MI représente le soleil, celui qui éclaire, archétype de la conscience et de la volonté. C’est uniquement cela qui peut survivre au temps. Le temps nous dépouille, nous expurge, nous fait tendre à l’essentiel. Seule notre conscience peut considérer l’essentiel.
Regarde le DO, c’est l’espace, quand le temps s’allonge, l’espace se réduit. Si tu occupes plein d’espace, tu ne trouves plus le temps
Le RE, c’est l’action directe. SI tu prends du recul, où peut-elle se placer ?
Le FA, c’est le désir. As-tu déjà vu le désir résister au temps ?
A ce point que lorsque tu désires quelque chose, le seul moyen de savoir si c’est juste, c’est d’attendre. Si cela dure c’est autre chose qu’un simple désir.
Et que dire du SOL, la communication, que dire des nos émotions et de nos sensibilités nées par le LA.
Rien ne sera épargné par le temps que nos valeurs de lumière, de bonté, d’absolu. Tout ce que nous avons construit périra et seule, l’expérience, la maturation née de la lumière pourra nous porter jusqu’au bout du temps. Et ce temps n’a pas de limite puisqu’il recommence sans cesse.
Seule notre conscience, notre centre, résistera à l’impitoyable mangeur de rêves, destructeur d’illusion. Pour pouvoir vivre en harmonie avec la vie, il faut connaître les rythmes de notre vie. Nous ne pouvons les connaître que par l’observation de nous-mêmes, notre Soleil intérieur. Nous ne pouvons y aller voir que dans le silence, ceSI-lence qui fait tellement peur au point que sans cesse, partout, les hommes remuent, parlent, font des bruits avec leur machines et leurs boîtes à musique, comme pour dire : effaçons le silence, il nous fait trop peur. C’est vrai que dans ce silence, on découvre souvent quelqu’un qu’on ne connaît as et que, trop souvent, on aime autant ne pas rencontrer : SOI. »

« Nous somme jeudi aujourd’hui. Jupiter nous honore. Tout à l’heure nous irons ensemble manger et boire au village en bas. Maintenant, prends ta guitare et joue-moi la montagne dans le ton du jeudi, le DO. Car le DO prend toute les notes, ne dièze aucun ton ,n’en bémolise aucun. Comme Jupiter, roi des Dieux, pouvait tout, prends tous les territoires. Joue en DO les musiques faciles et simple que l’on joue enfant sur les blanches du clavier. Ce fameux DO qui avec MI et SOL fait l’accord le plus simple, le plus envahissant, le plus universel. Joue en DO la montagne et la montagne rira. Et si tu la veux immense, respirante, tranquille donne le DO disparaitra, et l’illusion, et la conscience. Ne resterons que le désir, l’action et le langage. Alors tu pourra chanter n’importe quoi, du moment que tu emplis l’espace de ton cri.

Pour vider les vieilles peurs qui peuvent te rendre agressif fait toi aider par les musiques en RE, car ce sont des musiques qui tonifieront les bases cellulaires de l’affirmation de soi…
- Elle m’énerve les musiques en RE !
- Parce que tu t’obstines à jouer en ré mineure, évidemment. Elle ne te vaut rien et ut la choisis comme l’hépatique choisit souvent tout ce qui ne convient pas à son foi. Cela ce passe ainsi trop souvent. Le triste se complaît dans des musiques nostalgiques qui le rendent plus triste encore. Le superficiel nourrit sa superficialité par des musiques sans intérêt. L’intellectuel s’éloigne de sa conscience par des musiques sophistiquées. Chacun va vers ce qui le conforte dans son rôle.
Le RE majeure dièze deux notes dans sa gamme : le DO et le FA. Donc il supprime de son concept l’espace et le désir. L’espace du DO est étendue, horizon. La flèche suit un tracé direct, elle ne se disperse pas dans l’espace sinon, elle n’atteindrait pas son but.Ensuite la flèche doit sortir de ton territoire pour pénétrer dans d’autres territoires. L’action sert aussi la communication. En plus, n’oublie pas que le désir a précédé le lancement de la flèche. La flèche ne procède pas du désir. Quand le phallus est érigé, le désir a existé. Le rôle du phallus n’est pas le désir, il est l’accomplissement du désir. Le oui que tu prononces n’a que faire du choix multiple de l’espace puisqu’il est profondément, intensément impliqué dans un but. Le oui ‘a que faire du désir puisqu’il a déjà répondu au désir. Le oui est le début, gravé dans le temps, de ce qui sera le chemin que l’on commence à chaque fois qu’on le prononce. Ce oui n’a pas besoin du DO ni du FA mais il a besion de la conscience du MI, de l’expression du SOL pour se dire, de la source du LA pour s’intégrer dans la substance même de l’être, du temps de SI pour se situer dans son déroulement.

Soleil, solitude, solution, sol… Clé de Sol… La clé : Mercure qui sert de relais… Le dialogue, le mouvement, la formulation de la conscience. Je te ferai remarquer que la gamme de SOL correspond à celle de MI mineur. Car la conscience ne peut se transmettre dans sa totalité. Sa formulation est toujours appauvris par l’intellect. Dans sa communication se mêlent d’autres valeurs qui déforment son exactitude. Nous sommes seul en face de notre être. Nous ne pouvons en communiquer que ce que l’autre peut en percevoir et que nous pouvons faire sortir de nous.
- En va-t’il de même pour d’autres gammes ?
- Évidemment. Comme MI, ton qui signifie la conscience, devient mineur quand la conscience a besoin de la communication et que pour cette communication, elle s’ouvre ; ainsi l’imaginaire et la sensibilité qui s’évadent ont besoin de tout l’espace pour se nourrir : le LA en devenant mineur devient semblable au DO. La Lune rejoint Jupiter.
Ainsi l’action qui a besoin du désir pour pouvoir se réaliser : RE en devenant mineur devient semblable à FA, Mars rejoint Vénus. Ainsi le temps qui a besoin de la concrétisation pour se manifester, d’ailleurs le temps ne se voit que dans le vieillissement de la matière : SI en devenant mineur joue avec RE, Saturne rejoint Mars.