Et bien toutes les plantes… Toutes témoignent de la Présence, de l’esprit de Vie.

Mais certaines semblent côtoyer d’un peu plus près notre ami Neptune !

Impossible ici de ne pas parler des plantes enthéogènes !

Wikipedia leur consacre une page fort bien documentée et j’y renvois chacun.

En voici la définition :

Définition: Un enthéogène est une substance psychotrope induisant un état modifié de conscience utilisé à des fins religieuses, spirituelles ou chamaniques. Les enthéogènes regroupent un grand nombre de plantes et même certains venins d’animaux qui possèdent des propriétés hallucinogènes dont on peut dériver les substances actives. Les enthéogènes sont employés depuis plusieurs milliers d’années et sur tous les continents, on les retrouve dans le chamanisme et lors de pratiques de guérison, de transcendance, de révélation, de méditation, dans des rituels initiatiques divers et dans le psychonautisme. Parfois, les plantes enthéogènes sont détournées de leur usage traditionnel et sont consommées à des fins artistiques ou simplement afin de connaitre une expérience psychédélique.

Étymologie: Le terme enthéogène est un néologisme créé en 1979 par un groupe d’ethnobotanistes et de professeurs en mythologie pour qualifier les substances traditionnelles qui permettent de rentrer en transe et de connaître des états mystiques ou extatiques. Le terme enthéogène est construit à partir du grec, ἔνθεος (entheos), « inspiré, possédé, rempli du divin » et γενέσθαι (genesthai), « qui vient dans l’être ». Ainsi, un enthéogène est une substance qui est la cause d’une inspiration d’une sensation ou d’un sentiment à connotation spirituelle ou divine.

Depuis l’aube des temps les hommes ont utilisé des plantes à des fins mystiques. Toutes les civilisations témoignent de ces pratiques. Ces plantes font de plus en plus l’objet d’études et démontreraient un puissant potentiel thérapeutique. Si la maladie est une forme de mal à Dieu, il est certain que de telles plantes ont un intérêt incommensurable.

Faut il pour autant en consommer ? Il n’existe pas de réponse toute faite à une telle question. Leur usage a toujours fait l’objet de rituels précis, de diètes, de préparations. Il faut bien reconnaître que si certains ont retrouvés leur chemin grâce à ces plantes d’autres s’y sont perdus pour un temps.

Personnellement, je pense, qu’un des premiers objectifs à atteindre serait d’apprendre à s’en passer ! Une utilisation répétée me semble contradictoire avec le but recherché.

L’usage à visée thérapeutique me semble par contre salutaire dans certains cas bien encadrés.

Si l’usage quotidien de certaines plantes me semble témoigner d’une volonté de retour, souvent inconsciente, à la Source, l’addiction qu’elle génère qu’elle soit physiologiques ou psychologique, ne va pas dans le sens d’une autonomie spirituelle libératrice…

Impossible ici de ne pas faire de parallèle avec la lune noire en poisson dont l’un des écueils pourrait être l’addiction, voir une certaine tendance à se faire parasiter. De plus si les risques sur l’équilibre énergétique sont connus de certains psychonautes, qui a véritablement la conscience, le savoir faire et la sagesse de s’en prémunir ? Détacher le corps astral de manière forcée, vivre des états de conscience modifiée même avec une substance naturelle ne sont pas sans effets secondaires, parfois durables.

Rencontrer la plante, la gouter avec parcimonie, la toucher, la sentir, tisser un lien avec elle, comme on le ferait avec quelqu’un qu’on désire connaître. Se laisser emmener, c’est déjà tout un voyage et qui n’est pas forcément de tout repos !

Peut être est il temps de réactualiser certaines pratiques traditionnelles ? De les repenser plus en accords avec nos corps et nos psychismes actuels ?

/Petite parenthèse, pour les plantes du voyage intérieur : les plantes lunaires narcotiques, coupent notre ancrage à la terre et  nous emmènent dans une rêverie ouatée (les eaux du cancer). Les plantes plutoniennes, la petite mort, un voyage intense initiatique,  un poil dangereux ! Les plantes signés par Mercure, le messager des dieux, le dieu au cheville ailé, celui qui voyage entre les mondes. Le bouleau par exemple, arbre entre autre signé par Mercure : une boisson  enivrante était faite avec son jus fermenté, le bois des tambours des chamans étaient en bois de bouleau. Les lianes, comme la vigne, en sont un très bel exemple. Mais attention, Mercure part dans tous les sens s’il ne trouve pas un axe suffisamment stable…/

Ici pas besoin de plantes exotiques, de cactus étranges ou de champignons bizarres. Mais des arbres mythiques : Olivier, Cèdre du Liban, Frêne, Lotus, Ficus religiosa. On retrouvera des plantes de différentes signatures planétaires, dans la nature, il est plus facile de retrouver la trace objective des planètes visibles que celles dites ‘transpersonnelles’. Mais dans le cas du poisson, cette signature, cette énergie sera alors démultiplié, comme ‘joué’ à l’octave supérieure. Ce sont des arbres symboles qui peuplent nos mythes, qui faisait autrefois l’objet de culte et qui ornent encore de nombreuses places d’asie où ils sont toujours protégés et vénérés. Lunaires, ils deviennent l’incarnation du grand Yin, de la mère universelle. Solaires, c’est l’énergie Yang qu’ils magnifient. Mercuriens, ils ouvrent la porte d’autre réalité. Saturniens (Ah, ce jolie violet des plantes saturniennes…), ils épurent et incarnent symboliquement l’esprit dans la matière.

‘En Grèce, le Frêne était consacré à Poséidon. Trois des cinq arbres magiques qui furent abattus en l’an 665 pour symboliser le ‘triomphe’ du christianisme sur le paganisme étaient des Frênes. C’est l’arbre Yggdrasil (parfois c’est l’If), consacré à Woden-Wotan-Odin-Gwy. Le dieu s’en servait comme d’un coursier’ et la triple déesse rendait la justice au pied de son tronc (les mythes celtes).’ Une boisson était faite, à base de ces feuilles, légèrement alcoolisé et euphorisante. Quelle sensation agréable qu’être sous un frêne, quelle légèreté, une  ivresse légère comme une bulle de champagne et quel voyage !

Bien des arbres sacrés étaient des arbres oraculaires… On y recevait des messages…

S’il fallait choisir une liane, j’aurais choisi le Lierre, son affinité pour les hauteurs, la façon qu’il a de tapisser certains sous-bois comme une mer de feuille, de s’insinuer partout… Il s’adapte, épouse les contours et dès qu’il trouve un axe, s’élève vers le ciel. C’est une plante souvent mal comprise… On la pense parasite, mais n’est-ce pas plutôt la symbiose et la fusion qu’elle recherche ? C’était l’arbre d’Osiris pour les Égyptien, Dionysos grand spécialiste de l’ivresse sacrée (entre le service du vin et le service divin)  était parfois couvert d’une couronne de lierre ! Une source curieuse, difficilement vérifiable,  mais qui abonde étonnamment dans ce sens : « Contrairement à la vigne, le lierre est à feuilles persistantes, et il représente les aspects éternels du psyché humain. Les celtes associaient le lierre à leur déesse lunaire Arianrhod et leur rituel avec celle-ci marquait l’ouverture d’une porte vers l’au-delà, donc le côté foncé de la lune. Cette porte symbolise une entrée dans le monde des peuples féeriques. Ainsi le lierre représente le mystérieux et le mystique. » (http://www.centrelauviah.com/celtique7.htm)

Un arbres et trois fleurs à côtoyer, à respirer, à prendre en élixir.

Trois fleurs parmi tant !

Mais, celles-ci, malgré la brièveté des mots qui me sont venus m’ont particulièrement touchées… Incroyablement touché devrais-je dire… Ici on touche à l’indicible !

Raiponce Orbiculaire

Une danse subtile et légère vers l’ouverture,

Échevelée, elle assume son grain de folie en passant par une explosion Uranienne

Puis se dirige vers Neptune en déployant ses antennes vers les mondes subtils.

Elle va y puiser la lumière, y chercher l’intangible

qu’elle ramènera ici bas, dans ses racines.

Une messagère des cieux ?

La centaurée des montagnes

Le Buis

Drôle de sensation que d’approcher un Buis… L’impression de rentrer dans un espace particulier qui invite au silence, au recueillement. Quelque chose qui impose le respect non par la force, mais par la profondeur de ce qu’il dégage. Un jour j’ai rêvé d’un buis qui avait poussé dans le mur d’une veille chapelle, c’est à côté de lui que des gens communiaient, tout un symbole…

On le retrouve dans bien des lieux sacrées, la tradition chrétienne le place derrière le crucifix.

Ici pas d’effets spectaculaires, mais une invitation à tout simplifier, quelque chose qui vient dénuder l’âme et l’incite à rentrer dans le Silence…

 

Extrait de la Bhagavad Gîta, CHANT XV. De la conscience suprême :

Le Bienheureux reprit :

« Les sages évoquent un figuier éternel : ses racines sont tournées vers le ciel, ses branches vers la terre, et ses feuilles sont les hymnes sacrés. Le connaître, c’est connaître le sacré.

Ses ramures s’étendent vers le bas comme vers le haut ;

les trois qualités sont la sève qui nourrit, les bourgeons qui représentent les objets sensibles et les racines qui redescendent dans le monde des hommes.  »

Abbatiale de saint Ouen. Rouen. Moment magique. Quand les cathédrales se lient à la nature.

Photo O. Goanec