Plantes discrète et humbles, on les appel les simples.

Un mélange mercuro-vénusien. Les plantes qui aident à faire le tri (agissant sur l’intestin grêle bien sûr). Celles qui clarifient la pensée, qui l’épurent, toutes celles qui aident à lâcher le mental.

 L’aubépine

Comme son nom l’indique, l’ouverture aérienne de Vénus conjugué au feu pointu de Mars…

L’aubépine n’est pas toujours d’un abord facile… Déjà l’on passe facilement à coté d’elle sans la voir. Puis elle repousse certains par ses épines, beaucoup la coupe comme la ronce. Pourtant quelle plante… C’est comme si elle possédait la véritable humilité, celle qui se pare de force et de grandeur.

Elle incarne un visage de la Vierge, la force du féminin. On y trouve les différents visages du feu féminin, de la jeune femme à la femme mûre pour finir à la Sage femme – il est beau d’y voir les jeunes pousses poussant sur les vieux troncs. Elle apaise, réconforte et élève. C’est une grande consolatrice. Elle remet de l’ordre en remettant du rythme (il y aurait long à dire sur son action cardiaque). Une grande force qui pousse à l’ouverture, qui coupe court au mental et invite à l’Instant en dilatant le cœur.

J’ai été vraiment surpris de découvrir ce qui suit bien après avoir écrit la présentation de l’aubépine :

‘Dans la mythologie romaine, l’aubépine est dédiée à Maïa, mère d’Hermès, fêtée en Mai (de « Maïa »), car c’est en mai que fleurissent en général les aubépines. Mai, le mois des purifications, car c’est à cette saison, en Grèce et à Rome, que l’on nettoyait les temples et qu’on lavait les images des dieux. On retrouve l’aubépine sous les traits d’une vieille grand-mère ( maia = grand-mère). La déesse blanche, sous le nom de Cardéa, jetait des charmes par le truchement de l’aubépine. La poésie anglaise la décrit comme toujours jeune et belle. Comme à on ne pratiquait pas de mariage en mai, elle est aussi devenu le symbole de la chasteté exagérée, incarnant  l’aspect virginal. Elle incarne un autre visage du féminin, légèrement opposé au précédent car elle se retrouve utilisée dans certain rite orgiaque de la déesse Flora, pour beaucoup d’homme la fleur d’aubépine exhale un fort parfum de sexe féminin (les turcs utilisent les branches en fleur comme symboles érotiques. (les mythes celtes).’ Elle incarne en quelque sorte différents avatars de Vénus, montrant les deux visages du signe de la vierge sage et folle : la Vierge immaculée et Déméter païenne maîtresse des germinations et des renaissances

Dans ‘L’alphabet des arbres’ de Myriam Philibert : ‘Déesse vierge. Sens aigu des rythmes de la vie et des cycles’

Avec le christianisme, le mois de mai est devenu le mois de Marie, la Vierge. Aussi dans la symbolique populaire l’aubépine est devenu le symbole de l’innocence. L’aubépine est enfin symbole de bonheur, de prospérité et de fidélité conjugale (en lien avec la Vierge Marie).

Lieutagi : « On dit que l’Aubépine abrita la Vierge pendant la fuite en Egypte ». La couronne d’épine du Christ était dit on faite de rameau d’Aubépine.

Une plante utile ! Notre-Dame des 7 douleurs

Sources multiples sur le web :

Tonicardiaque, hypotenseur, antispasmodique, c’est aussi un hypnotique
léger et un fébrifuge, ce qui en fait un bon remède dans les palpitations, les douleurs cardiaques, l’angine de poitrine, les spasmes vasculaires, la tachycardie, les arythmies, l’athérosclérose, l’hypertension, ainsi que les bouffées congestives, palpitations, irritabilité et insomnies de la ménopause.
Si elle a permis de soigner tous ces problèmes, ses indications modernes portent surtout sur les maladies coronariennes. De plus, elle serait particulièrement utile pour le suivi d’un infarctus cardiaque dans la mesure où elle pourrait permettre de prévenir des attaques ultérieures. Elle doit toutefois être prise à très long terme, ses effets ne s’accumulant que très lentement dans l’organisme.
Par contre, elle a l’avantage de ne présenter aucun effet indésirable. À cause de leur astringence, les fruits sont utiles contre la diarrhée et la dysenterie. On pense qu’ils pourraient également contribuer à dissoudre les calculs urinaires et biliaires. Leur astringence en ferait également un bon remède pour le traitement topique des rougeurs et de la couperose.

Aujourd’hui, en phytothérapie, l’aubépine, ou plutôt les fleurs de l’aubépine, sont appréciées pour leurs qualités de régulation du rythme cardiaque, d’amélioration de la circulation coronarienne et de la nutrition du muscle cardiaque. C’est un hypotenseur, un cardiotonique et un antispasmodique, qui calme les palpitations, diminue le stress et facilite le sommeil, grâce aux flavonoïdes, aux stérols et aux triterpènes que contient la plante. Non toxique, elle pourrait, à doses excessives, avoir une action dépressive sur le cœur et nuire à la cellule hépatique. Il faut donc éviter les cures trop prolongées et les couper d’intervalles de repos.

La fleur de l’aubépine entre dans la composition de plus de deux cents spécialités pharmaceutiques… et une vingtaine d’études cliniques ont permis de vérifier son efficacité sur certains symptômes de l’insuffisance cardiaque en addition du traitement classique1. Les fruits, quant à eux, sont légèrement astringents et s’emploient en gargarisme contre les maux de gorge.

Indications classiques
• anxiété, nervosité, insomnie, bouffées de chaleur, irritabilité, émotivité excessive, vertiges, bourdonnements d’oreilles
• troubles du rythme cardiaque, palpitations
• hypertension artérielle, prévention des troubles coronariens.