Plante signée par la lune et l’eau. Ici ce sont la rondeur et la douceur qui prévalent.

Elles remettent de l’eau sur une terre asséchée, de la rêverie lunaire sur un mental trop aride. Elles apaisent les morsures du soleil tel le figuier de barbarie. Elles nourrissent le Yin.

Les plantes lunaires ont souvent une croissance très rapide… Ce qui n’est pas si anodin que cela ! En effet, la lune est la plus rapide de notre système. En polarité, Saturne est la planète visible la plus lente (cf le les plantes du capricorne et la croissance lente du Sapin). Autre remarque bizarre, le cycle de la lune est d’environ 29 jours (wiki : La durée moyenne entre deux pleines lunes est de 29 jours) tandis que la période de révolution de Saturne est d’environ 29 ans. Quelle curieuse polarité que cette axe lune-saturne (cancer-capricorne). Humide-sec, jeunesse-vieillesse, début-fin…(cf livret d’astrologie Hermétique).

Ce sont des plantes avec beaucoup d’eau, parfois nourrissantes. Ou des plantes de la face cachée de la lune, du voyage intérieur, calmante, narcotique, comme le Lotus.

Une strophe indienne appelle la lune la gardienne de l’ambroisie et celle qui amène les herbes. La lune est considérée comme la première des herbes, l’Herbe par excellence, la reine des herbes ! L’ambroisie lunaire est identifié avec la rosée de l’aurore, avec la pluie du nuage. La lune est froide et humide, c’est d’elle que les plantes reçoivent leur sève, c’est grâce à la lune qu’elles multiplient et que la végétation prospère. Rien d’étonnant donc  si les mouvements de la lune président, en général, aux opérations agricoles, et si on lui accorde une influence spéciale sur les menstruations et les accouchements. La désse romaine Lucina ( la lune) veillait sur les accouchements et avait sous sa protection le dictame et l’armoise (même analogie avec le dieu lunaire indien Soma et la plante Soma dont est tiré l’ambroisie).

La science vient désormais confirmer la sagesse des Védas ! Ce qui est étonnant ici, c’est que la relation entre croissance des végétaux et rythme synodique lunaire et même la qualité du bois, lors des périodes d’abattage des arbres en fonction de la lune – un secret bien gardé des luthiers, est désormais prouvé scientifiquement cf le chapitre ‘Les plantes et la Lune’ dans Aux origines des plantes de Francis Hallé. De part sa relation à l’eau, la lune est véritablement la mère ou la reine des Herbes !

L’alchémille (Manteau de Notre-Dame) plante de l’accouchement et grande plante gynécologique.

Certaines plantes lunaires contiennent  une substance laiteuse, un jus blanchâtre un peu épais, bien que souvent toxique, mais quelle belle analogie avec le côté maternel, tel est le latex du figuier. ‘Symbole de fécondité, de félicité et de bien-être, la figue devient celui de la luxure – par excès de lune peut-être. Plutarque y voyait un principe d’humidité et de génération. Déméter (mère de la nature), à la recherche de sa fille Perséphone, donna un figuier à Phytalos pour le récompenser de l’hospitalité qu’il lui avait accordée.’ http://www.la-vie-du-jardin.com/pop-ups/figuier/figuier3.html

Le Figuier

On peut aisément se retrouver en fœtus devant un figuier, s’y laisser bercer et y trouver un chemin vers la Terre-Mère. Arbre des petits enfants et arbre de la mère. Il en émane une forme de douceur , de tendresse…

Arbre qui berce, qui détend, en gemmothérapie le figuier calme, il apaise le système nerveux. Nourrissant par la douceur de la figue, son gout, sa composition. Souvent qualifié de Yin. Bien qu’urticantes, ses feuilles ont la forme de main qui caressent…

Une légende indienne raconte que Vishnou naquit à l’ombre des branches d’un figuier et fut nourri par l’abondance de ses fruits. Ce serait l’arbre sous lequel serait nés Romulus et Remus.

Prendre soin du corps, le nourrir correctement, l’écouter….

Les banians sont de magnifiques témoins de cette énergie. C’est sous un ficus religiosa que le Bouddha trouva l’éveil…

Dicton populaire : ‘il faut éviter de brûler ses branches si on ne veut point tarir le lait d’une nourrice…’

‘Jamais figuier sans héritier’